Reconnue comme étant la plus ancienne des Fédérations Musicales de France, la FRSM a vue le jour en Janvier 1903 suite à la volonté de quelques orphéonistes dévoués à vouloir regrouper les Sociétés du Nord et du Pas-De-Calais en une Fédération amicale. 

 

Les buts et le développement de la Fédération

Désireuse de concentrer des forces éparses afin d'acquérir une influence et pouvoir entreprendre une action auprès des pouvoirs publics, la FRSM a montré sa grande capacité à rassembler dès sa première réunion qui s'est tenue au Conservatoire de Lille le 8 février 1903, totalisant pas moins de 286 sociétés musicales représentées par 592 délégués des deux départements. Le mois suivant, la Fédération, sous la présidence de son fondateur, Alfred Richart, se voit placée sous le haut-patronage du Ministre des Beaux-Arts, qui n'est autre que le président d'Honneur de l'Association.

Non épargnée par la guerre, la Fédération s'est vue dans l'obligation de cesser toute activité. Malgré la perte de ses archives durant la Grande Guerre, l'association a marqué son désir de reconstitution dès la signature de l'Armistice en Novembre 1918 et a donc prestement reprit son activité. Cependant, la présidence d'Alfred Richart aura permis à la Fédération de renaître sur les ruines de la guerre et de lancer, outre de nombreuses œuvres sociales, des concours de solistes et d'harmonie.

La FRSM compte près de 700 sociétés affiliées et environ 37 000 membres à son actif, faisant d'elle la plus forte Fédération Régionale Française. Elle est adhérente à la CMF (Confédération Musicale de France).

 

Alfred Richart, fondateur de la Fédération
Alfred Richart, fondateur de la Fédération

 

 

Les changements importants

Au cours de l'année 1960, une réforme importante des structures va s'attarder sur la réorganisation des délégations en arrondissements. Ainsi, chacune d'entre elles (21 au total dans les deux départements), regroupe en leur sein les sociétés appartenant à leur arrondissement et se charge elles-même de l'organisation de festivals de musique et d'examens fédéraux et confédéraux.

 

Le rayonnement

Décorée à de nombreuses reprises entre les année 1910 et 1914, la Fédération était à cette même époque l'association la plus importante d'Europe et a même eut l'occasion d'exposer un tableau décrivant sa marche ascendante au Palais de l'Economie Sociale de Roubaix en 1911.

Sa réputation s'est également élargie grâce à l'organisation de concours dont les chiffres (627 inscriptions en 1912), n'ont jamais été atteints dans aucun autre concours en France et à l'étranger. Alfred Richart s'est également occupé de la création d'oeuvres sociales telles que "Le Gros-Sous Orphéoniste" (aide aux familles en deuil ou en difficulté) ainsi que "l'Oeuvre du Bébé-Musicien" (consacrée aux familles nombreuses) que l'on retrouvait notamment dans les pages du Musicien Fédéré afin de rappeler aux musiciens leurs devoirs.